Disputé chaque printemps à Augusta National, ce tournoi offre une constance unique dans le calendrier : même parcours, repères visuels stables, traditions immuables. Le tracé se caractérise par des dénivelés sensibles, des greens rapides et ondulés, une gestion rigoureuse des angles d’attaque et du spin. La précision sur les mises en jeu reste utile, mais la différence se fait fréquemment sur l’approche et la qualité du petit jeu autour des surfaces, avec un emphase sur la lecture des pentes et la maîtrise des vitesses. L’environnement de printemps introduit des vents variables et des conditions de fermeté qui stimulent des écarts tactiques marqués entre les joueurs.
Apprécié pour ses configurations exigeantes, l’U.S. Open propose des fairways étroits, un rough dense et des positions de drapeaux sélectives. Le course management prévaut sur l’agressivité systématique. La stratégie efficiente s’appuie sur des mises en jeu disciplinées, une gestion prudente des risques et un contrôle mental avancé dans des conditions où le par représente souvent une excellente référence de performance. L’accent porté sur la stabilité technique au driver et sur la précision des fers moyens à longs se double d’un jeu court apte à sauver des pars sous pression.
Le majeur britannique alterne plusieurs parcours links historiques. Les caractéristiques dominantes incluent des fairways fermes, un relief naturel, des pot bunkers pénalisants et un vent souvent présent. Le dosage des trajectoires basses, la qualité des punch shots et la créativité autour des greens deviennent déterminants. L’aptitude à lire les brises et à adapter la stratégie trou par trou crée un avantage substantiel, surtout lorsque la météo fait évoluer rapidement la vitesse des fairways et la réactivité des greens.
Le PGA Championship se dispute sur des sites variés où l’architecture moderne se combine à des distances défiant les standards habituels. Les organisateurs privilégient un examen complet du jeu, au croisement de la puissance, de la précision et de la gestion tactique. Le champ réunit traditionnellement une densité de joueurs du top mondial qui élève le niveau d’exigence. L’aptitude à convertir des opportunités de birdie tout en protégeant la carte lorsque le tracé se durcit distingue régulièrement le vainqueur.
Le golf féminin élite s’appuie aujourd’hui sur cinq majeurs reconnus : The Chevron Championship (anciennement ANA Inspiration), KPMG Women’s PGA Championship, U.S. Women’s Open, AIG Women’s Open et Amundi Evian Championship. La notion de Grand Chelem conserve une base similaire à celle des hommes, avec une histoire de changements de statut pour certains tournois. L’instance de référence considère qu’un career Grand Slam est atteint lorsqu’une joueuse remporte au moins quatre majeurs distincts au cours de sa carrière. Lorsque l’ensemble des cinq est conquis, certains parlent de Super Career Grand Slam, formulation courante dans les médias spécialisés.
Tradition de début de saison, ce tournoi s’appuie sur des greens réactifs et une gestion fine des plateaux. Les fers courts d’approche et la maîtrise des wedges y prennent une place centrale. Les positions de drapeaux incitent à travailler les amplitudes, la fenêtre de trajectoire et le contrôle du spin.
La configuration met l’accent sur l’architecture de championnat : longueur totale exigeante, zones de réception qui sollicitent la précision et greens protégés par des pentes et des bunkers bien situés. L’emprise mentale sous pression et la rigueur dans les routines se révèlent décisives.
Épreuve associée à une difficulté cumulative : rough sévère, fairways restreints, sévérité des pentes au putting. La tolérance à l’erreur reste faible, ce qui valorise l’exactitude du long jeu et la résilience au petit jeu. Les gagnantes affichent souvent un taux élevé de scrambling.
Héritage links, météo variable et exigences de trajectoires rasantes dominent. La gestion du vent, la lecture des rebonds et la créativité autour des greens forgent la hiérarchie finale. Les coups roulés longs depuis l’avant-green constituent une arme technique récurrente.
Le tracé alpin introduit une topographie singulière, avec des dénivelés qui influencent les angles et la profondeur effective des coups. L’ajustement des distances au regard de l’altitude et des pentes de fairway occupe une place importante dans la préparation.
Il correspond à la conquête des quatre (hommes) ou des cinq (femmes si l’on inclut l’Evian) majeurs au sein de la même saison. L’enchaînement requiert une forme sportive stable, une adaptation rapide aux styles de parcours et une gestion de la charge qui préserve le rendement technique sur plusieurs mois.
Il se définit par la victoire dans chacun des majeurs au fil d’une carrière. Chez les hommes, Gene Sarazen, Ben Hogan, Gary Player, Jack Nicklaus et Tiger Woods ont accompli cet ensemble. La diversité des environnements — Augusta et ses greens rapides, le vent des links britanniques, la sévérité de l’U.S. Open, les configurations variables du PGA — atteste d’une polyvalence technique exceptionnelle. Chez les femmes, le cadre évolutif des majeurs a conduit l’instance à valider le career Grand Slam à partir de quatre titres distincts, avec la possibilité d’ajouter un cinquième trophée pour entrer dans la catégorie dite « Super ».
L’expression Tiger Slam décrit le fait de détenir les quatre trophées majeurs masculins simultanément à cheval sur deux saisons. Cette configuration valorise la constance au plus haut niveau et illustre un sommet de domination, tant sur le plan technique que mental.
Jack Nicklaus détient le record masculin de titres majeurs. Tiger Woods le suit avec une collection qui a façonné l’ère moderne, ajoutant le Tiger Slam à son palmarès. Gary Player restaure l’importance de la préparation internationale, avec des succès sur plusieurs continents. Ben Hogan incarne la précision mécanique et la gestion de trajectoires contrôlées, notamment en fers longs. Gene Sarazen marque l’histoire par l’« albatros » d’Augusta et par l’invention popularisée du sand wedge moderne.
Par tournoi, des repères dominent : à Augusta, Jack Nicklaus a établi un standard avec plusieurs vestes vertes, tandis que Tiger Woods a inscrit des victoires iconiques. À l’U.S. Open, des quadruples lauréats tels que Willie Anderson ont posé très tôt des jalons. À The Open, Harry Vardon se distingue par un total historique de titres. Au PGA Championship, Walter Hagen et Jack Nicklaus ont imprimé leur marque à différentes périodes. Chez les femmes, des joueuses telles que Annika Sörenstam et Inbee Park illustrent la maîtrise technique et la préparation méthodique face à des environnements variés, avec des séries de victoires dans plusieurs majeurs.
Sur les parcours des majeurs, la mise en jeu exige une face de club contrôlée à l’impact, un centrage constant et une dispersion latérale réduite. La construction d’un stock shot — trajectoire de référence reproductible — aide à sécuriser des cibles étroites. La gestion de la hauteur, de la courbure et de la vitesse de balle favorise l’adaptation aux vents tourbillonnants, aux fairways fermes des links ou aux couloirs resserrés de l’U.S. Open.
Les majeurs récompensent un contrôle strict des distances, soutenu par des étalonnages précis des wedges et des fers moyens. Les pentes et plateaux de greens requièrent une fenêtre de lancement maîtrisée et un spin prévisible. L’utilisation d’un système d’amplitudes en pourcentage, l’ajustement du lie et la prise en compte de la température et de l’altitude renforcent la cohérence du vol de balle.
Les chipping zones d’Augusta, les collarettes serrées des links et les greens fermes des sites de l’U.S. Open exigent une palette complète : lob contrôlé, coups roulés depuis l’avant-green, sorties de bunkers à lèvre haute. Au putting, la lecture multi-échelle — macro-pente du plateau, micro-grains éventuels, vitesse globale — favorise la maîtrise des vitesses. La régularité du contact, l’alignement fiable et la constance des routines mentales réduisent la variance sous pression.